« La bête sélection à la française | Page d'accueil | L'avenir est hybride »

18.02.2006

Dépasser la notion de domination dans le couple

Les rapports homme/femme au sein du couple donnent lieu a une foultitude de publications, de discussions. Certaines de ses publications, comme le fameux Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus, sont un tissu de bêtises symboliques pour notre monde contemporain, en validant l'hypothèse paranoïaque pour les femmes que les hommes sont encore et toujours, au sein du couple et de façon systématique, des guerriers dominants pour le sexe dit faible.

Ces bêtises doivent être à mon sens absolument déconstruites si les femmes d'aujourd'hui veulent entrer dans une autre dimension dans le couple, plus apaisée, qui dépasserait le rapport de domination homme/femme classique pour entrer dans une autre dimension, celle de l'harmonie et de la paix.

D'où vient le problème?

Une des priorités des jeunes femmes de ma génération est d'être libre par rapport à l'homme dans le couple. On les comprend et on les soutient tout-à-fait: ces jeunes femmes ne souhaitent pas rééditer le système social et familial symbolique dont elles ont pu constater les ravages chez certains de leurs parents.

Mais, lorsque ce désir d'indépendance, de liberté est poussé à son paroxysme chez la femme, eu égard à cette "domination masculine" qu'elles redoutent tant, celle-là même dont parlait encore Pierre Bourdieu dans un de ses derniers ouvrages, elles prennent parfois la responsabilité inconsciente de conduire le couple vers un système de lutte pour la domination qui n'existait pas forcément au préalable.

En effet, ces jeunes femmes, en étant obsessionnellement en vérification perpétuelle de la non-domination de l'homme dans le couple, finissent elles-mêmes par faire entrer le couple dans un rapport de force dominant/dominé, sans forcément que l'homme ait eu la volonté consciente ou inconsciente d'y entrer lui-même.


Les hommes d'aujourd'hui ne sont pas toujours les gladiateurs d'hier

Hors, les jeunes hommes éduqués et sensibles d'aujourd'hui ont en effet parfois compris que l'on pouvait dépasser le rapport de domination dans le couple, pour être en recherche d'un rapport d'harmonie basée sur le partage, la complicité, la complémentarité. Cette lutte pour le pouvoir symbolique dans le couple menée par la femme ne trouve donc pas toujours le gladiateur supposé en face, le masculin, le guerrier, le dominateur tant redouté mais aussi tant désiré.

Cette discontinuité dans le couple, où la femme lutte contre un gladiateur masculin qui n'existe parfois pas, peut conduire le couple à se placer dans un système de domination sans objet, de la femme en lutte perpétuelle contre l'homme, qui va entraver l'accession à l'harmonie psychique et sexuelle des individus au sein du couple.

La femme peut-elle éprouver du désir pour un homme qui refuse le rapport de domination?

L'harmonie psychique et sexuelle des individus au sein d'un couple composé d'un homme contemporain qui recherche l'harmonie et d'une femme qui a peur de la domination de l'homme et qui est en lutte perpétuelle est donc particulièrement difficile à trouver.

Lorsque le guerrier, le dominateur tant redouté mais aussi tant désiré n'existe pas, la femme ne dispose plus de justification pour mener sa lutte de libération contre l'homme dominateur qui était supposé venir de Mars. Elle se retrouve face à une réalité qui la perturbe dans son système de valeurs et qui risque, si elle ne dépasse pas cette lutte archaïque fantasmée, d'annihiler son désir même pour l'homme contemporain.

Où est passée la femme contemporaine?

Enfin, la femme en lutte archaïque, qui souhaite continuer à obsesionnellement lutter contre la domination préjugée de l'homme sur la femme, risque de finir par éprouver du désir, par habitude ou pour se rassurer sur son système de valeurs, pour l'homme qui va correspondre à son image de l'homme, celle qu'elle redoute mais qui finit par l'attirer, bien davantage que l'homme contemporain en recherche d'harmonie.

Et la lutte de continuer, pour le plus grand étonnement de l'homme contemporain, à la recherche de la femme contemporaine qu'il ne trouve pas.

Commentaires

Bonjour

En tant que fille plusieurs aventures amoureuses m'ont fait prendre conscience de ce désir inconscient de domination.. on dit vouloir un garçon doux et gentil, et en réalité on ne couche qu'avec des machos sans aucun égards pour nous.. le coup classique.

Certaines de mes amies sont complètement enfermées dans ce schéma. Indépendantes dans leur travail et leurs vies, refusant tout galanterie, voire toute aide de leur copain du moment (ce qui mène d'ailleurs à des situations absurdes, où le garçon par exemple n'a le droit de toucher à rien dans l'appart de la fille, mettant d'avance fin à toute répartition des tâches, le garçon devant vraiment insister pour préparer le repas, etc..). Ces filles là font immédiatement fuir les garçons "modernes" puisqu'elles sont de vrais petits tyrannos chez elles! Et la plupart du temps, je les vois s'enticher de goujats sans vergogne qui profitent de toutes leurs contradictions, en gros qui les laissent porter leurs courses et se "démerder" dans leur vie de femmes indépendantes, tout en affichant un mépris profond pour leur style de vie et leur sentimentalité.

Un autre cas, je dirai plus "du sud", c'est la fille qui veut tout, à la fois la galanterie de la part des hommes (tenir la porte et payer le resto), et la liberté dans le couple. Dans ce cas le garçon doit se transformer en "gentil toutou". Et lorsqu'il le devient, la fille le largue (après l'avoir plumé), car elle n'a plus de désir pour lui.

Cette question du désir a du faire souffrir plus d'un garçon. Je trouve que les filles ont le beau rôle en ce moment (certainement parce qu'elles ont beaucoup souffert par le passé aussi) et qu'elles ne se remettent pas du tout en question quant à leurs désirs inconscients, ce besoin du dominant qui est si visible, si animal, et si pathétique au fond.

Je comprends les garçons qui sont déboussolés et qui préfèrent les filles exotiques, douces et soumises, les indiennes, et toutes les asiatiques en général, et aussi les filles de l'Est (le film "Je vous trouve très beau" l'illustre bien, et Michel Houellebecq en parle bien dans Plateforme).

Petit bémol, j'ai rencontré quelques uns de ces garçons modernes, sensibles, éduqués, et qui recherchent l'harmonie, mais ceux-ci gardent toujours des réflexes de domination inconscients. Pour eux, la fille est toujours un peu plus "cruche" qu'eux. On croirait qu'ils se rassurent en nous écrasant gentiment, avec quelques phrases tendres mais rabaissantes. Les signes de ce mépris sont très subtils, dans le regard, l'écoute.. En fait, j'ai souvent l'impression que les hommes ne veulent pas faire entrer les femmes dans leur monde, alors que les femmes ont tout fait pour les comprendre et se mettre à la hauteur de leurs performances.

Parano ou pas?

Je crois que le grand défi, c'est de réussir à se comprendre et à s'estimer mutuellement, sans que les femmes attendent une quelconque prise en charge de la part des hommes, et sans que les hommes croient que les femmes sont de ravissantes idiotes juste dignes d'être secrétaires.

Pour ma part, je reste persuadée que la femme a besoin de se sentir sinon dominée, du moins protégée. On ne peut pas nier les différences de force physique, et les réflexes millénaires qui ont façonné les hommes en tant que "responsables de la survie", et les femmes en tant que "reproductrices nécessitant protection". Tout cela est en train de changer, mais à mon sens il ne faut pas que ça aille trop loin.
Personnellement je n'ai pas envie de me transformer en homme. La féminité est bien trop précieuse...elle donne charme à la vie et au couple.. faire semblant d'être soumise, tout en s'assumant complètement, cela peut etre aussi un bon modus vivendi.

Ecrit par : maitre | 24.02.2006

Le journaliste Eric Zemmour - qui participe notamment à une excellente émission sur i télé où il débat avec Christophe Barbier de l'actualité politique - a écrit un livre sur le féminisme et le rapport hommes/femmes en France . Fin observateur, il remet les pendules à l'heure concernant toutes les hypocrisies, les déséquilibres et les non-dits qui caractérisent ces relations . A lire donc : Le premier sexe d'Eric Zemmour, décapant !

Ecrit par : anne | 14.03.2006

Cette volonté dominante de ne plus être dominées...
Il semble que la doxa du moment tende vers l'affirmation systématique d'un rapport dominant/dominé dans le couple. Je suis plutôt d'accord avec. Mais les shémas divergent et se multiplient selon les individualités. Je me contenterai donc de témoigner de façon personnelle et peut-être (ce serait souhaitable) d'attirer des témoignages similaires ou divergents qui pourraient m'éclairer. Je suis une femme tout ce qu'il y a de moderne:active (ou devrais je dire suractive...), indépendante et bien "brave", comme on dit chez nous. Ce paradoxe est l'une des clefs, j'en ai conscience, de l'incommunicabilité naissante dans toutes les relations sérieuses qui se sont ébauchées. Deux réactions sont à retenir:mon côté "femme active" prend le dessus et je tombe sur le gars "branleur" qui attend de moi que je lui trouve les solutions qui se posent à lui et qui me plume. Ou je tombe sur le "macho" de base (celui que je préfère généralement) qui devient si possessif et jaloux (du fait de mon rythme de vie et du foisonnement de mes relations) que j'inhibe tout ce qui constitue mon intégralité. Où donc situer ce rapport dominant / dominé? Je pense qu'il s'agit d'affinités : je domine là où tu aimerais l'être tandis que je me soumettrai lorsque tu le jugeras utile. Pourquoi tergiverser et se demander qui aura le dernier mot puisque, en définitive, il existe toujours des périodes ou l'un comme l'autre auront l'envie soudaine de se faire protéger ( ou seconder) là où, d'habitude, tout roule... Il n'est question que d'instinct, ce qui, par définition, ne répond pas à une réponse fixe et arrêtée, genre "je te domine et tu resteras dominé." De quoi se demander s'il est bon de s'identifier comme tel ou tel autre puisque nos besoins changent, évoluent et que ce qui constitue la base de notre bonheur actuel ne sera peut être plus une donnée ceraine pour demain.
Tous vos commentaires seront les bienvenus. Merci.

Ecrit par : Jal | 11.04.2006

Bonjour,

Je suis déçue, après la lecture de votre commentaire, car j'ai le sentiment que vous n'êtes pas allée jusqu'au bout de vos arguments. Vous constatez que des problèmes récurrents se posent dans vos relations avec les hommes. En gros, vous choisissez soit un père (le macho) soit un fils (à materner). Vous semblez consciente de ces problèmes qui vous empêchent de vous épanouir dans votre couple, et qui au fond, vous poussent à rester seule.
Le modèle que vous préférez reste cependant celui du macho, l'homme fort et dominant. Cela signifie bien qu'inconsciemment, vous cherchez un partenaire dominant, comme beaucoup de femmes, et que par conséquent vous ne pourrez pas apprécier un de ces hommes modernes et sensibles dont parle Matthieu. Ce n'est pas un reproche, juste une constatation, d'autant plus que beaucoup de femmes, dont moi-même, ont été ou sont dans ce cas.
Ce qui est dommage, et qui ne fait pas avancer la discussion, c'est que vous ne remettez pas en cause ce modèle inconscient, celui qui pose problème et dont Matthieu analyse les conséquences dans sa note. Les femmes ont lutté des années pour être les égales des hommes. Et au moment où les hommes font l'effort de s'adapter à ce nouveau statut de la femme, en adoptant une attitude moins dominatrice justement, les femmes réclament l'ancien modèle! Les conséquences sont réelles : incompréhension incommunicabilité, frustrations, chute du désir.
Vous préférez enchaîner sur une vision idéale du couple, qui serait faite d'harmonie, d'équilibre et d'interchangeabilité des sexes. Je suis d'accord, c'est peut-être l'avenir, mais pour le moment ce sont les femmes qui bloquent le processus!
Je ne crois pas que l'instinct soit très adaptable, au contraire. Pour que les choses changent, il faut que les femmes s'interrogent sur ce qu'elles attendent vraiment des hommes. Un père (absent ou dominant)? Un fils? Un partenaire qui soit leur égal?
C'est en réfléchissant et en s'analysant qu'on parvient à changer ses réflexes au moment de l'acte de séduction, et plus tard dans le couple. Car c'est à l'intérieur du cerveau que tout commence. On ne regarde pas certains garçons car ils ne correspondent pas à notre modèle inconscient. Et du coup on ne rencontre que les autres, les machos surtout.
Pendant ce temps, le garçon moderne attend. Et se voit obligé de manipuler la symbolique du dominant pour espérer pêcher une fille.
Cette remise en question de la part des femmes est d'autant plus difficile à opérer qu'après un siècle de luttes, les féministes ont transformé la femme en une superdominante incapable de s'auto-analyser. Les magazines féminins relaient à merveille cette suffisance, à tel point qu'on se demande à quoi servent encore les hommes pour ces hyperactives adeptes des joujoux sexuels.
L'homme, définitivement au placard? C'est ce qu'on peut craindre, ou souhaiter. Eric Zemmour, dans son livre "Le premier sexe" parle d'ailleurs de cette virilité perdue, qui poserait problème autant dans la sphère affective que dans la sphère sociale, où une partie de la société, dont les fameux casseurs, serait en demande d'un père, symbole d'autorité et de sécurité.
Peut être est-ce alors aux hommes modernes de revenir en arrière, vers le modèle de leurs grand-pères. Mais est-ce encore possible ?..

Ecrit par : anne | 18.04.2006

La conclusion du commentaire précédent laisse une ouverture, et je rajouterai ceci :
Les garçons modernes sont conformes aux fantasmes des féministes de la génération de nos parents; là est le grand problème: l'idée que la femme française , habituée aux jeux de séduction typiquement latins par le biais de la traditionnelle galanterie "à la française", mise pendant des siècles sur un piédestal par notre
tradition romantique et déifiée par notre irréductible bon goût esthétique, allait pouvoir être stimulée par un pousseur de caddie qui lui achèterait en solde une paire de birkenstocks pour aller turbiner dès 6h00 du
matin au boulot, est complètement irréaliste!
Les filles d'aujourd'hui ont non seulement herité de responsabilités qu'elles n'ont pas forcément voulues, mais en plus se retrouvent en face d'un modèle masculin qu'elle n'ont pas forcement désiré.
L'image de la femme au foyer est devenue une image négative, et les filles d'aujourd'hui se voient infligées de cette obligation morale d'aimer le travail et "la liberté".
En réaction à cela , non seulement elles ne rêvent plus que de couple (cf:meetic) et se tournent par défaut vers les derniers "machos" dont les jeunes issus les l'immigation maghrébine , emmêlés dangereusement
dans leurs névroses religieuses.
Ces derniers étant complétés par un ami sensible qui donnera à la Francaise la sensation de ne pas être totalement une carpette.
Si l'homme ne va plus "au combat" c'est bien qu'il pressent que le combat est la seule motivation de l'adversaire et non l'envie de trouver un terrain d'entente.To be continued.............

Ecrit par : david | 26.04.2006

C'est un grand jeu où les acteurs sont soit des victimes, des persécuteurs ou des sauveurs. Le film "Oui mais" en brosse un tableau assez affligeant.

Comment sortir de ces situations relationnelles inconscientes ? Commencez par arreter de jouer à la victime en cherchant le matcho, ou à vouloir sauver la pauvre victime en étant l'ami qui va la soutenir, etc...

Plus facile à dire qu'à faire, bien évidemment !

Mais l'entente mutuelle du couple passe par ce chemin semé d'embuches, pour arréter de reproduire des schémas parentaux et commencer à se construire une véritable identité.

Osez la franchise et le naturel !
Aimez vous d'abord avant de vouloir aimer l'autre !!
N'ayez pas peur de la vrai liberté !!! Celle du coeur...

Ecrit par : Seb | 16.05.2006

"Osez le naturel"... sauf que le naturel est guidé par l'inconscient... Pour atteindre cette "vraie liberté", il faut au contraire sans cesse remettre en question ses réactions instinctives, contrer les mouvements du coeur par ceux du cerveau...

Ecrit par : anne | 17.05.2006

Bonjour Anne,

et pourtant il faut bien se fier à son instinct. C'est essentiel de se faire confiance et d'être à l'écoute de ce qu'on ressent. Si on ne le fait pas, on passe souvent à coté des choses.

Se remettre en question ? Réfléchir sur ses propres réactions et sur ses émotions ? Oui, tous les jours pour continuer à avancer et perpétuellement apprendre à mieux se connaitre, mais certainement pas oublier que notre instinct est un atout dans la vie.

Les réactions programmées par notre éducation, celle qui sont malgré nous au fin fond de notre inconscient, sont bien celles dont vous parlez qu'il faut "combattre". Mais pourquoi vouloir les associer aux mouvements du coeur ?

Ecrit par : Seb | 19.05.2006

Le grand mensonge est que l'on vit dans un monde où on nous fait croire que tout se vaut , que tout est pareil.C'est du négationnisme.Un noir est un noir point barre et il n'est pas blanc, que dire de plus? Ce n'est ni mieux ni pire , c'est différent c'est tout.La beauté est dans la diversité.Et pour les sexes c'est pareil.Il y a des différences qui font qu'il y a des conflits.L'homme fait la guerre et la femme des enfants.....ça ne changera jamais.Pour revenir à ce qui nous préocupe ; le mâle français contemporain , le problème est qu'il a été féminisé dans sa sexualité et que la femme a été masculinisé socialement.Les femmes ont gardé les mêmes attentes que par le passé tout en gardant leur place d'objet désiré (culture latine oblige).Et les hommes sont devenus plus compréhensifs tout en voulant garder le pouvoir social.Ce qui donne en résultat des phallocrates romantiques et des patronnes-princesse Barbie (c'est une image).L'homme se sent trahi car vu le succés du macho de base , c'est comme lui demander de faire marche arrière.Pendant ce temps la femme savoure son pouvoir sexuel.Ce qui n'est pas le cas dans le monde du travail vu les inégalités incompréhensibles entre les salaires masculins et feminins.Bref , le français sophistiqué déprime alors que le macho continue à ne pas se poser de questions , et il a bien raison.Alors mesdames , de quoi se plaint-on ? On nous bassine avec la difficulté d'être une femme dans le monde moderne et jamais de la difficulté d'être un homme.....

Ecrit par : david | 19.05.2006

Je pars de la note de Matthieu, j'ai lu tous les commentaires et je relance le débat. Nous sommes fin avril 2007 et vous m'accorderez qu'il est toujours d'actualité:-)
La publication "Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus" a soulevé des polémiques. En lisant tout ce qui est écrit ci-dessus, j'ai envie d'ajouter ma vision des choses. La femme voit l'homme comme un guerrier dominant du sexe dit "faible", c'était le cas, ça l'est encore pour certains hommes en mais qu'importe, l'homme est surtout différent de la femme et c'est surtout dans ce sens qu'il faut voir le bouquin. Comme une grande leçon sur les différences. Et bien sûr, tout ne s'arrête pas au constat des différences, il faut en tenir compte, s'y adapter. Je m'explique. Je vais beaucoup prendre le problème du côté de la femme car j'en suis une et que plus haut il a été répété plusieurs fois qu'elle bloque le processus vers l'harmonie...
La femme souffrait de domination, aujourd'hui elle souffre d'incompréhension d'elle même et/ou de l'autre et/ou de la part de l'autre. Ce bouquin lui permet de prendre conscience des différences entre les sexes. Car c'est vrai les femmes ne mettent pas les mêmes choses que les hommes derrière les mots et vice-versa. Grâce à la prise de conscience de la différence, la femme peut mieux aborder l'homme car elle peut adapter l'expressions de ses désirs au mode réceptif masculin. Si elle veut obtenir satisfaction, elle doit adapter sa demande, ainsi sa démarche d'adaptation est relative à la route vers l'harmonie. Elle n'en sera pas moins épanouie. Donc plus de rapport dominant/dominé, plus de guerre violente avec le sexe opposé et si l'homme en fait de même, résultat: harmonie générale au sein du couple.
La paix dans le couple se situera à mon avis dans la forme du combat. Car l'harmonie fait acte de "combat", pacifique certes, mais combat quand même: dur labeur car rien n'est facile à atteindre. La route vers l'harmonie c'est une somme d'efforts à fournir.
La lutte séculaire féministe a effectivement engendré une réaction de la femme poussée à l'extrême dans un rapport à l'homme de dominant/dominé, or nous sommes différents, la femme ne peut pas et ne doit pas devenir l'égal de l'homme. Respectons notre instinct(CF Seb).La femme ne doit pas juste se demander ce qu'elle veut, mais aussi s'adapter pour construire avec. Elle ne doit pas se limiter à la recherche d'un "père", d'un "fils" ou de "son égal" car il y a un peu de chaque chez l'homme, à différents degrés...
L'homme a un instict "guerrier" plus ou moins développé, qu'il est bon de conserver. La femme possède un instinct "maternel", une force, des atouts, une intelligence qu'il est bon de ne pas éteindre en voulant remplacer l'homme. A mon avis, l'un ne doit pas prendre la place de l'autre, les deux se complètent !

La femme peut-elle éprouver du désir pour un homme qui refuse le désir de domination (CF Matthieu)?
OUI !!! à condition que l'homme prenne ses responsabilités, assume son rôle d'homme, ne se place pas en victime, soit à l'écoute de l'instinct féminin et/ou se laisse guider dans ce sens s'il n'y parvient pas seul. Encore une fois l'homme et la femme se complètent.
D'autre part, OK pour dire que l'homme moderne en quête d'harmonie se trouve souvent confronté à une "guerrière infernale" appeurée par la domination masculine et en réactivité par rapport à cela. Lutte perpétuelle qui rend un accès difficile à l'harmonie. Il y a une réelle nécessité pour la femme d'être sensibilisée à ce que représente l'harmonie et le travail pour l'atteindre, de l'autre côté il y a nécessité pour beaucoup d'hommes de ne plus être soumis (CF "Les Toutous") et d'être à l'écoute d'eux même pour leur épanouissement personnel, d'ETRE quoi !
Atteindre l'harmonie, c'est une recherche personnelle, puis à deux. Cela rejoint les valeurs de F. NIETZSCHE "Devient ce que tu es" et celles d'A. DESJARDINS "Pour celui qui est engagé sur le chemin de la sagesse et qui veut percer peu à peu le secret de la souffrance, il est indispensable de prendre le risque de vivre et celui de souffrir".
Le travail personnel relatif à telles citations incite à un travail tout autant difficile dans l'engagement vers l'harmonie. C'est pour cela que je parlais précédemment de combat.
La trêve de guerre des sexes est atteinte lorsque chaque sexe prend conscience du fonctionnement de l'autre, prend conscience de la sensibilité de l'autre et en tient compte !
A suivre.

Ecrit par : Tania | 26.04.2007

Ecrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés entre 00 h - 08 h (Europe/Paris).