27.05.2008
L'hébergement vert est en Allemagne: allez-vous émigrer?
Alors qu'en Amérique du nord, le green hosting* est une tendance qui a maintenant quelques années, il existe paradoxalement en France encore peu d'offres d'hébergement vert pour les données informatiques: les entreprises françaises du secteur semblent particulièrement à la traîne.
Pour l'éco-communicant que je suis, c'est en effet aujourd'hui en Allemagne qu'il a fallu que je me tourne pour trouver une solution pertinente en terme d'hébergement vert, et précisemment du côté de chez Strato AG.
En France, seul Ikoula, parmi les prestataires possédant leur propre centre de données, dispose d'une offre partiellement verte. Partiellement, car en terme de ressources énergétiques, cela reste encore peu convaincant: seulement 20% de l'énergie utilisée pour maintenir les serveurs informatiques en service est renouvelable ou "propre".
Bienheureux, j'ai découvert que Strato disposait d'une offre destinée aux clients français et francophones, et j'y ai migré des données précedemment stockées chez un autre prestataire.
Et vous, professionnels du web soucieux de votre impact environnemental ou ayant des clients éco-responsables, où avez-vous hébergé votre site web? Allez-vous émigrer?
--
* hébergement vert
11:45 Publié dans Communication & Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hébergement vert, hébergeur vert, éco-hébergement, green hosting, hébergement responsable, communication durable, développement durable
02.01.2007
La publicité peut servir l'environnement
Au risque d'être en décalage avec les posts de fin d'année sur les blogs thématiques traitant de l'environnement et /ou du développement durable, qui relayaient la campagne de l'Alliance pour la planète, commençons l'année ici par une note positive: la publicité peut servir l'environnement. Y compris quand la marque commanditaire dessert l'environnement.
Pourquoi?
Parce que beaucoup de consommateurs ne sont pas encore des consommacteurs. Hors, les campagnes publicitaires peuvent contribuer à les sensibiliser.
Démonstration
12:45 Publié dans Communication & Médias | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : développement durable, communication durable, publicité, environnement, greenwashing
11.11.2006
Pourquoi l'Express a-t-il choisi la rose rouge pour représenter les valeurs de l'écologie?

Grande opération de communication interactive autour de l'écologie et du développement durable, orchestrée par un média puissant comme L'Express, capable de toucher un public large: voilà ce qui saute aux yeux comme une agréable nouvelle.
Une campagne pro de e-communication durable
Cette opération de communication est intéressante pour la diffusion des idées du développement durable, et elle l'est d'autant plus qu'elle est impactante dans le bon sens du terme, via l'adaptation des outils de e-communication à la situation, qui ont sans aucun doute nécessité l'allocation d'un budget spécifique.
Ainsi, le design du site web de l'Express a été spécialement revu et corrigé pour l'occasion, et un blog collaboratif/collectif a été lancé en parallèle. Ces deux initiatives de communication qui se complètent et sont cohérentes reflètent sans nul doute la réussite de cette opération.
Le choix de la rose rouge discutable
Je m'interroge néanmoins sur la pertinence de la présence d'une rose rouge au centre de l'écran et au centre du bandeau. Associée à un ensemble à dominante verte, cette rose rouge peut s'interpréter dans le contexte de campagne actuel comme une invitation à choisir le candidat du parti socialiste dans le cadre des futures élections présidentielles pour représenter au mieux les idées de l'écologie. En effet, la rose rouge est l'emblème du parti socialiste depuis des décennies.
Hors, pour la bonne diffusion des idées de l'écologie et du développement durable et leur réappropriation par tous les publics, il ne s'agit pas d'alimenter consciemment ou inconsciemment par le design la croyance selon laquelle l'écologie ou le développement durable sont spécifiquement des valeurs de gauche et/ou socialistes.
Qu'en pensez-vous?
11:15 Publié dans Communication & Médias | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : l'express, développement durable, vincent barbier
15.06.2006
Upfing'06: Les entrenetteurs construisent l'Internet de demain
![]()
En participant à l'Université de Printemps de la Fondation Internet Nouvelle Génération, upfing'06 pour les initiés et les influenceurs de ce nouveau médium qu'est Internet, on se dit vraiment que l'Internet de demain se construit aujourd'hui.
Les débats de cette Université, où se sont retrouvés une grande partie des chercheurs, entrepreneurs ou tout simplement praticiens du web en France, ont tourné autour d'un concept spécialement défini pour l'occasion, appelé l'Entrenet, et les acteurs de cet Entrenet, les entrenetteurs.
La richesse des interventions, observations, apports pratiques ou théoriques a été telle, que la meilleure façon pour ceux qui s'intéressent à la question, notamment à ce que l'on a désormais coutume d'appeler le web 2.0, est certainement d'aller picorer dans les comptes-rendus, synthèses et vidéos des travaux et échanges collectifs de l'Université.
Qu'est-ce que l'Entrenet?
Mais avant, un peu comme une porte d'entrée, vous êtes chaleureusement invités à appréhender et à vous familiariser avec l'Entrenet à l'aide de Daniel Kaplan, qui dans son billet "L’EntreNet : ces petites (ou grandes) choses que l’on fait ensemble", défini ce concept, particulièrement pertinent notamment pour décrire les activités liés à l'appropriation de l'Internet par ses utilisateurs, producteurs de contenu, via les outils mis à leur disposition.
19:25 Publié dans Communication & Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fing, upfing06, entrenet, blogosphère
14.04.2006
Mais comment échapper au 118 ... ?
Depuis maintenant plusieurs semaines, nous assistons à une véritable invasion publicitaire des différents opérateurs qui tentent de surfer sur la vague potentiellement juteuse de la libéralisation du marché des renseignements téléphoniques.
Personne n'a pu y échapper, et toutes les techniques de présence sont utilisées par les plans médias des principaux opérateurs.
Mais cette concurrence médiatique acharnée semble avoir déclenché trois phases chez une des cibles, c'est-à-dire le citoyen lambda urbain et actif, consommateur de renseignements téléphoniques, dont la dernière devrait commander aux opérateurs et aux agences plus de prudence et de parcimonie.
Première phase pour le consommateur: curiosité, intérêt.
Les opérateurs via les agences font dans le pédagogique et le semi-informatif. "Attention, le 12 change et est remplacé par tel numéro qui est le 118 ***".
Transition 1: confusion
Ensuite, c'est la transition par la confusion créée: le consommateur de renseignements téléphoniques s'inquiète et s'aperçoit qu'il retient différents nouveaux numéros qui n'ont pour point commun que de commencer par trois chiffres identiques. Petit-à-petit, il se rend compte qu'il existe plusieurs numéros qui sont sensés remplacer le 12.
Deuxième phase: l'heure de la recherche du choix.
A l'aide des messages publicitaires et des stratégies de marques, le consommateur identifie peu à peu les différents opérateurs, est notamment surpris de voir que les Pages Jaunes et France Telecom sont devenus deux opérateurs différents. Il s'amuse de la différenciation des différents opérateurs à travers les messages. Il devient parfois un "toutouyoutou" addicted, sans forcément toujours prendre très au sérieux l'opérateur "toutouyoutesque".
Transition 2: le choix est fait
Notamment en fonction de son profil socio-culturel global, le consommateur préférera essentiellement l'un ou l'autre des opérateurs. Les instituts de sondages et les panels devraient pouvoir renseigner les opérateurs rapidement sur ce point, si ce n'est déjà fait.
Troisième phase: l'heure de la lassitude et de l'agacement
Le consommateur se sent irrigué de toutes parts des messages publicitaires qui tentent, par tous les biais, de lui faire acquérir le réflexe mental d'appeller tel ou tel numéro commençant par 118.
Commence une phase de rejet de celui des opérateurs qui sera le plus intrusif.
Alors, maintenant, on peut sans mal penser que plus le plan média de l'opérateur sera vécu comme intrusif par les consommateurs, moins le numéro de renseignement sera utilisé par effet de rejet.
La preuve en image de cette tendance de façon humoristique et en blog par ces "bloggeurs agitateurs":

Recommandé par des Influenceurs.
09:10 Publié dans Communication & Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : renseignements téléphoniques, publicité, matraquage publicitaire


