14.04.2006
Mais comment échapper au 118 ... ?
Depuis maintenant plusieurs semaines, nous assistons à une véritable invasion publicitaire des différents opérateurs qui tentent de surfer sur la vague potentiellement juteuse de la libéralisation du marché des renseignements téléphoniques.
Personne n'a pu y échapper, et toutes les techniques de présence sont utilisées par les plans médias des principaux opérateurs.
Mais cette concurrence médiatique acharnée semble avoir déclenché trois phases chez une des cibles, c'est-à-dire le citoyen lambda urbain et actif, consommateur de renseignements téléphoniques, dont la dernière devrait commander aux opérateurs et aux agences plus de prudence et de parcimonie.
Première phase pour le consommateur: curiosité, intérêt.
Les opérateurs via les agences font dans le pédagogique et le semi-informatif. "Attention, le 12 change et est remplacé par tel numéro qui est le 118 ***".
Transition 1: confusion
Ensuite, c'est la transition par la confusion créée: le consommateur de renseignements téléphoniques s'inquiète et s'aperçoit qu'il retient différents nouveaux numéros qui n'ont pour point commun que de commencer par trois chiffres identiques. Petit-à-petit, il se rend compte qu'il existe plusieurs numéros qui sont sensés remplacer le 12.
Deuxième phase: l'heure de la recherche du choix.
A l'aide des messages publicitaires et des stratégies de marques, le consommateur identifie peu à peu les différents opérateurs, est notamment surpris de voir que les Pages Jaunes et France Telecom sont devenus deux opérateurs différents. Il s'amuse de la différenciation des différents opérateurs à travers les messages. Il devient parfois un "toutouyoutou" addicted, sans forcément toujours prendre très au sérieux l'opérateur "toutouyoutesque".
Transition 2: le choix est fait
Notamment en fonction de son profil socio-culturel global, le consommateur préférera essentiellement l'un ou l'autre des opérateurs. Les instituts de sondages et les panels devraient pouvoir renseigner les opérateurs rapidement sur ce point, si ce n'est déjà fait.
Troisième phase: l'heure de la lassitude et de l'agacement
Le consommateur se sent irrigué de toutes parts des messages publicitaires qui tentent, par tous les biais, de lui faire acquérir le réflexe mental d'appeller tel ou tel numéro commençant par 118.
Commence une phase de rejet de celui des opérateurs qui sera le plus intrusif.
Alors, maintenant, on peut sans mal penser que plus le plan média de l'opérateur sera vécu comme intrusif par les consommateurs, moins le numéro de renseignement sera utilisé par effet de rejet.
La preuve en image de cette tendance de façon humoristique et en blog par ces "bloggeurs agitateurs":

Recommandé par des Influenceurs.
09:10 Publié dans Communication & Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : renseignements téléphoniques, publicité, matraquage publicitaire




